L'organisation de la filiere caprine en Poitou-Charentes-Vendée
La route du Chabichou et des Fromages de Chèvre
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EPL Jacques Bujault de MelleBP 13 – 79500 MELLE Mail : epl.melle@educagri.fr Site : http://www.melle.educagri.fr |
Les activités caprines de l’établissement d’enseignement et de formation professionnelle Jacques Bujault relèvent de quatre secteurs :
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L’établissement Jacques Bujault de Melle est un établissement public d’enseignement et de formation professionnelle agricole spécialisé dans la production caprine.
Travaux pratiques de vaccination de chevrettes
Photo : Pierre Styblinski
Il dispense des formations initiales scolaires, des formations par apprentissage et des formations pour adultes. Son exploitation agricole comprend une chèvrerie de 400 chèvres de race Alpine et Saanen venant appuyer la mission formation et permettant l’exercice de la mission expérimentation et recherche de références.
Les travaux en cours :
Formation :
- Formation initiale (Bac pro, BTS PA)
- Apprentissage : Certificat de spécialisation : conduite de l’élevage caprin
- Formation continue : Formation des éleveurs et techniciens caprins
Expérimentation :
- Evaluation de l’impact d’une matière grasse protégée puis non protégée sur la production et le profil d’acides gras (firme alimentaire)
- Relation entre fertilité et alimentation minérale et vitaminique (firme alimentaire)
- Etude de l’origine de l’infertilité en race Saanen( INRA-SEIA Rouillé )
- Etude sur la résistance à la tremblante après génotypage des chèvres et accouplement avec des mâles résistants (Institut de l’Elevage, INRA, AFSSA et Caprigène)
- Etude de la fertilité après IA sur chevrettes selon l’utilisation ou non du spéculum (INRA-SEIA )
Zoom sur l’étude de la Pseudo Gestation
L’objectif de l’étude était de caractériser l’activité ovarienne post partum chez les chèvres développant une pseudo-gestation, pathologie importante en cas de reproduction désaisonnée comme dans l’élevage du Lycée Agricole de Melle où elle a été réalisée. 60 femelles ont été suivies pendant 6 mois à partir de la mises-bas (septembre 2003) ; elles ont présenté une forte incidence de la pathologie (18 pseudogravides, soit 30%) Le profil des concentrations de progestérone a été déterminé chez 16 chèvres pseudogravides et 14 chèvres saines ; des échographies ont été réalisées tous les mois.
l’activité ovarienne
Un cycle court est observé chez 56% des chèvres pseudogravides avant la reprise de cyclicité ou le déclenchement de la pathologie. Chez les chèvres pseudogravides précoces et tardives, la date moyenne de début de persistance du (ou des) corps jaune(s) se situe 57 jours après la mise bas.
facteurs zootechniques
- les chèvres pseudogravides ont moins de chevreaux à la mise bas précédente que les chèvres saines (1,4 contre 2)
- Le pourcentage élevé de récidive (75% par rapport à l’année précédente) pourrait s’expliquer par une prédisposition individuelle ou par un effet élevage.
- Pas de prédisposition génétique prouvée, mais 4 chèvres pseudo-gravides sont issues du même bouc.
- L’apparition de la pathologie est d’autant plus précoce que la mise-bas est tardive.
- La production laitière des chèvres pseudogravides est ici inférieure à celle des chèvres saines
- Un meilleur état corporel a été constaté chez les chèvres pseudogravides. Cela est–il la conséquence de la pseudo-gestation (anabolisme favorisé), ou à l’origine d’un déséquilibre hormonal provoquant la pathologie ?
Conclusion : Cette étude, réalisée dans des conditions d’élevage, est un premier pas vers la compréhension des mécanismes physio -pathologiques de la pseudo-gestation. D’autres études, évaluant les concentrations de prostaglandines et de mélatonine ou explorant l’influence éventuelle de l’ascendance sont à mettre en place.
